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L’entrée dans cette série de clichés noir/blanc réalisés par le photographe neuchâtelois Gabriele Chirienti, se fait par le judas de son iPhone 4S. Le corps d’une femme se dessine comme un paysage déconstruit. Morceaux de chair plissée, peau d’orange, plis et replis, le modèle nous donne à voir des reliefs et une topographie morcelée. Est-ce un bras ? Un bout du dos ? L’aine ? Un sein ? Mais l’inconfortable errance est soudain soulagée: le corps apparaît en entier. Une seconde série de photos, tirée d’un appareil photographique numérique, montre une galerie de femmes sans têtes. Nues. Les clichés révèlent la vie qui fait son travail, creuse, use, taille et même sculpte la chair. Dans la posture, les mains se tordent, la peau se plie et se plisse. Le corps malmené, dérangé, est saisi dans toute sa brutalité. Sans fards, sans filtres. Et le corps raconte son histoire. L’histoire d’une vie, qui glisse à corps perdu vers sa finitude.

 

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